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en visitant ce site la: , il me vint çà.

Il appartient aux Hommes, Dieu n’a rien à y faire. Dieu en est peut-être le spectateur impuissant, même si j’en doute. Il nous appartient dans l’âme, sinuant dans nos replis intimes conscients ou non, voyageur éternel venant ou disparaissant. Il est unique a chacun et a tous disponible, multiple pour tous et différent pour autant que nous sommes. Pluriel et singulier, il sait les chemins qui mènent à la déraison, Il est l’Hermaphrodite des sens, son alcool, sa drogue, son poison parfois. Je sens quand il veut venir ou revenir, me prendre a la main et me conduire soumis a son dictat, les suaves mélanges d’épices s’écoulant des peaux, les arrogances de ces fragrances des sexes. Il glisse le long des cuisses des femmes, s’évade des corps repu des hommes, livre a tous ses fragments de félicité.

Tantôt coloré noir de tanin fort en bouche et en corps, ailleurs ou chez elle et lui, ou encore vif et sec avec le fouettant et revigorant du rose d’un cul, il s’émancipe du carcans des lois, il s’évade des corps en extase. Fluide et exhalaison, il enflamme les natures propres à s’y apaiser.

Il est ….. plaisir

elle, moi et lui …..

A cette instant ou j’entend ses burins, Qui frappent, cognent mes marques en creux. Il lance ses marteaux, sourd a mes doutes et marque ma peau.
On ne l’arrete pas, même si un moment au prisme de vos yeux juste une seconde, juste une minute je me sens libre de lui. Pourtant je le renie, le honnie aussi et le pousse a ne plus rien nous prendre. il est partout, même au poignet. Je n’ai pas de montre. Le monstre d’acier mecanique au tic-tac amorti, ne me délivre pas ses perles. Le temps, vous me dites le votre qui m’habite.
et si ? et si demain n’était pas ?
Demain ne sera pas. il est mort ce jour bien vivant. Il est mort parceque vous me souriez et m’envellopez.
Mais demain viendra peut-etre, si vous arretez de me voir. mais pas aujourd’hui. La, je ferme les yeux pour entendre vos rires et oublier mes plissures, mes blessures. Maudit, mais il ne donnera pas l’estocade ce soir.%% Vous comblez de votre vie mes interstices et mes vides. Vous étes le pont de mes aujourd’huis sans demain ni hier et me liez a vos instants tuant les lendemains. J’aspire a vos « Viens » au présent.

Mon declenceur d’amour de la poésie
Charles Baudelaire
L’Ennemi

Ma jeunesse ne fut qu’un ténébreux orage,
Traversé çà et là par de brillants soleils;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu’il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils.

Voilà que j’ai touché l’automne des idées,
Et qu’il faut employer la pelle et les râteaux
Pour rassembler à neuf les terres inondées,
Où l’eau creuse des trous grands comme des tombeaux.

Et qui sait si les fleurs nouvelles que je rêve
Trouveront dans ce sol lavé comme une grève
Le mystique aliment qui ferait leur vigueur?

O douleur! ô douleur! Le Temps mange la vie,
Et l’obscur Ennemi qui nous ronge le coeur
Du sang que nous perdons croît et se fortifie

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5h30. Elle m’a reveillé, sans le faire exprés. Je sais maintenant la nuit finie. La nuit est finie mais pas le noir qui la caractérise, pas le satin dont elle recouvre tout. Je ne dormirais plus.
Il n’y a guere que la cafetiére dans le coin de la cuisine qui clapote, et bave son eau, pour rompre les silences.
Je n’aime pas les matins. Surtout de bonne heure ils sont envahissants. Ils laissent trops d’espace a la melancolie.
Ils sont une fin aussi. Ne meurt-on pas davantage le petit matin ?
Une fin au gout amére de café, alors que l’on garde encore les beautés de la nuit et les liquoreux breuvage du soir.
Même les sons dansent creux, comme ramollis. Ils ne bondissent pas sur les murs.
« cling » dit la cuillere dans le bol.
A peine un « cling » qui n’ose pas résonner. Un « cling » puis un autre, fade, doucatre et puis plus rien.
je suis attiré par les crépuscules ou les papillons reveillent leurs ailes. Les aurores signent leurs adieux.
Le lever du jour, attone, sans même une onde de lumiere pour mettre les ames en relief. tout est plat. Il faudrait bannir les matins et ne garder que les soirs. Aller directement du soir au soir.

Ces matins là, me plonge dans l’amorphe, le brouillardeux. Dans le regret aussi, la reminiscence de ce qui n’a pas été fait la veille.
Je me retourne sur ce que je n’ai pas fait.
J’empoigne mes souvenirs, et vois enfin ce que j’ai ommis.
Le soleil touche enfin terre, et mon envie s’éleve.
Je n’ommettrais pas ce soir de te faire deraisonner de mon désir.

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