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Si les intermèdes sexuels a plusieurs dit libertin (par la chair), ne sont que la concrétisation de pulsions et de désirs, alors nous ne quitterions pas le confort des sphères du « bien pensé ».
Nous pourrions ajouter que ce ne serait qu’une représentation de plus ou finalement chacun traverse le rideau de l’amour sans y prendre garde.
Si au contraire il s’agit d’un espace libre, un no man’s land sensuel et onirique ou chacun ôte une part de sa carapace pour s’ouvrir a l’être aimé, ou chacun s’élève a se donner sans fard alors une dimension de plus apparait. Il s’agirait d’un espace ou l’on peu enfin se révéler a l’autre …
Dans le premier cas je suis prés a y renoncer, dans le second se partager a d’autres ouvrirait bien davantage les horizons du soi, du soi pour l’aimé, du soi pour les autres.
Après le café-philosophe
3 impasse Nitzsche
j’ouvre le lit-pensant
chambre a droite après le couloir.

Sinon ce texte est né a cause d’Evéa qui m’avait pourtant donné l’assurance d’une séance photo, ce qui avouons le, aurait été bien plus joli sur ce blog que mes élucubrations dominicales. Hier soir nous avons préféré au final couché et baisé et quelqu’un doit le payer: ce sera vous ! Ceci expliquant cela je vous souhaite un beau dimanche chaud.

Ah oui, Quel rapport avec la boite de coca ? aucun … enfin presque, et puis je la trouve jolie.

Catégorie : Philo sur WC  Tags :  8 confessions

J’ai, il y a bien longtemps quitté les champs tristes de la sexualité pour ceux de l’érotisme.
La sexualité de ce qu’elle a d’animale, l’érotisme pour ce qu’en dit DESNOS « Tout ce qui se rapporte à l’amour (la sexualité) pour l’évoquer, le provoquer, l’exprimer, le satisfaire».
L’une est acte (et curiosité de langue elle est du genre féminin), l’autre est représentation (et de genre masculin). (Je ne sais si l’on peut y voir un sens sous-jacent …)
Comme G. BATAILLE (avouons tout simplement : de toutes évidences partiellement) j’ai une vision presque criminelle de la sexualité. Loin du deni que peut en faire Lacan, Je suis dans le rapport obscur imagination-création contre réalisation. Si au final peut m’importe si l’objet de mon désir ou de ma phantasmagorie s’écrit dans la réalité, pourvu que j’ai pu y croire l’espace d’un temps, l’espace de mon imagination . Bataille n’exclut ni jouissance de chair ni luxure, mais tente desesperement d’en donner le prix par la création, par la reflexion, par le lien aux autres activités humaines. Aucun jeu ici, ou même scénario, ou autre évidence érotique, mais plutôt un parcours en tabou. L’érotisme qui loin d’abolir la transgression, au contraire joui de son existence, la surpassant sans pour autant l’abolir : Jouir est le domaine de dieu (Dieu en terme de vie et de mort : Il la donne et la reçoit), parcourir l’érotisme est le domaine humain. Si j’utilise le mot « parcourir » c’est a bon escient (me semble t-il) puisque Bataille ne cesse de revenir sur celui-ci, l’évoquant pour franchir l’espace du sacré. Peut-être voulait-il affranchir l’homme du monde profane pour aller vers la transgression, pour basculer les règles et les dogmes. Sa vue globale et les rapports insidieux qui lient toutes activités humaines avec sexualité me dérangent encore mais je garde a l’esprit qu’il n’a jamais voulu que réunifier l’homme dans son être et dans sa condition.
Afin de finir cette article calamiteux, et ô combien ennuyeux je ne donnerais que cette citation de Michel Leiris relu dans mes vieux cahiers de philosophie (générateur de cette article) :
« Prendre le plaisir charnel pour axe de référence n’est-ce pas, en se rangeant délibérément du côté du libertinage, éliminer tout risque d’engluement dans une grandeur trop corsetée pour être la grandeur souveraine ? S’attaquer dès le départ au plus fondamental des interdits (celui qui règle et humanise le commerce animal des sexes), n’est-ce pas aussi proclamer qu’on n’atteint à la vraie morale que dans un au-delà de la morale et qu’il n’est de démarche valable qui ne soit une rupture de limite ? » »

Relisez ou lisez Bataille, voila mon mot du jour.

Bonne anniversaire mon amour … quelque peu en avance.

Demain une pointe de cul, j’ose l’esperer …

Catégorie : Kulture&Co  Tags : ,  12 confessions
24
fév

Certains d’entre vous ont connu le blog de « libertin un jour ? » qui a malheureusement était détruit par un hackeur … ?
Nous connaissons LuJ depuis pas mal de temps, et c’est un ami.
Pourtant il n’a jamais répondu a sa question existentielle « libertin un jour, libertin toujours ? »


Photo: LuJ, Evéa, X-Addict
Autoportrait.
Eos300D.
Rose.





La secrétaire:
© Metropolitan FilmExport.
Affiche Française

Réalisé par : Steven Shainberg Avec : James Spader, Maggie Gyllenhaal, Jeremy Davies, Patrick Bauchau, Stephen McHattie, Oz Perkins, Jessica Tuck, Amy Locane, Lesley Ann Warren, Mary Joy.

En surfant sur le net il y a peu, je tombais sur un extrait du film de Steven Shainberg avec James Spader et la superbe Maggie Gyllenhaal. Lorsqu’avec Evéa nous avons vu ce film en 2003 nous avions été troublés. Cette comédie sentimentalo-sm dont les rôles principaux sont servis par deux acteurs remarquables, la rende drôle, provocatrice, sulfureuse, bouleversante et démesurée dans certaines scènes et en fait pour moi l’un de mes films a tendance érotiques préférés.
La première bobine de film nous montre Lee Holloway (Maggie Gyllenhaal) qui quitte un hôpital psychiatrique ou elle avait été internée peu de temps avant, lorsqu’elle répond une demande d’emploi de secrétaire auprès de l’avocat E. Edward Grey (James Spader). Celle-ci a manifestement de grandes difficultés a vivre son intimité et a assumer sa vie personnelle étouffante et elle ne trouve pour expurger ses difficultés que de se livrer a l’automutilation. Elle assume toutefois l’emploi que lui donne l’avocat même si il se révèle ennuyeux et banal.
En seconde bobine l’azimuté scenario fait basculer le film. Il dérape vers la D/S quand la jeune secrétaire commet une nouvelle erreur. L’avocat décide de corriger sa secrétaire en lui appliquant une fessée. Surpris tout deux par leurs émotions, ils découvrent qu’ils aiment cela, mais en même temps que cette dérive apparaît leurs émotions et leurs sentiments l’un vers l’autre augmentent. Il y a une remarquable scène « de mariage » décalé et tout en sensualité. Il s’en suit une relation très troublante entre eux jusqu’à que la secrétaire finisse par en demander trop.
L’épilogue fleur bleu n’est pas a mon gout mais finalement pouvait-il y avoir d’autre suite ?
En bref et même si la fin me semble convenue, un film que j’aimerai revoir. Un film rare qui explore avec quelques partis pris l’univers D/S qui ne satisferont les puristes mais qui a mes yeux est brillamment réalisé ce qui est rare lorsque l’on touche l’érotisme, et plus encore l’érotisme dans ses domaines pervers.
Et hop un petit extrait:
http://www.dailymotion.com/videox7uxyk
Peut-être ceci explique cela :
J’ai le fantasme de la secrétaire culbutée sur le bureau …. (Maladie honteuse et machiste dont je n’ai pas envie de me soigner).
Et puis …. Mon intérêt des relations D/S. Mon coté obscur dirait Evéa.

Catégorie : Kulture&Co  Tags : , ,  15 confessions

La visite de deux provinciaux de Paris s’avère être le parcours du combattant. Pour nous en tous cas rien n’est moins reposant que nous y rendre, puisqu’a chaque passage éclair ou plus long, nous traversons la capitale de long en large boulimique de ce que nous ne pourrons voir dans nos contrées éloignées : Les expositions y sont si nombreuses que si l’agenda n’est pas a chaque seconde rempli, nous ressentons le vide insondable de rater quelque chose. Ces quatre jours n’ont pas manqué d’etre a l’unisson de nos pratiques habituelles : j’en ai mal aux jambes tant nous avons couru d’un arrondissement a l’autre dans un joyeux manque d’organisation, allant et venant non au grés des situations géographiques qui nous aurait épargné quelques kilomètres, mais a celles des envies. Visites et revisites donc fut le programme de nos journées parisiennes.
Je donne pour preuve de cette folie douce qui nous habite quand nous nous faisons « tourist in parisss », notre tentative de voir l’exposition – rétrospective de Picasso au grand palais. Départ a des heures indues afin d’arriver très tôt aux portes du palais soit a 8h30 du mat : Cela n’a servi a rien puisque dés notre arrivée le cerbère nous annonça déjà 4h d’attente. Bref ….
Pas de répit, et a chaque fois nous nous disons « Ahh si nous étions parisiens … »
Pas a dire, si cela nous était possible il nous faudrait un pied a terre la haut afin de profiter de nos bleus azuréens ou vogua Matisse et des gris-vert impressionnistes parisiens ?
Quand bien même nous ne nous sommes pas rendus dans la capitale pour aller a la culture, nous en avons profité largement et avec délectation comme d’habitude.
Sinon notre réveillon but et RDV majeur du périple …
Peu de choses nous auraient décidés à organiser une telle escapade si ce n’était un événement érotique qui nous semblait plus que prometteur de sens. Pourtant, et je ne m’étendrais pas sur le sujet, l’événement s’avéra bien plus loin que nous le pensions de nos attentes. A croire que malgré les quelques années de coquineries que nous avons, nous sommes bels et biens des oies blanches. Une soirée finalement bien convenue, si ce n’est par les pratiques qui feraient fuir plus d’un pornographe, ce serait par la manière.
Nous ne garderons de cette épisode finalement, que des éclaircissements supplémentaires sur nos « non-envies ».
Et puis trois questions :
Avons-nous été manipulés ou naïfs ?
Quel est le prix de la jouissance absolue, totale, l’orgasme dévastateur mais sans contexte ?
L’élégance et le sexe déviant font-ils bon ménage ?
…..

Sinon visite de Le marquis dont nous parlions il y a deux ans déjà ici, que nous avions connu grâce a notre ami E. Bonzi. Nous nous sommes rendus a son atelier. Accueil très sympathique d’un homme manifestement passionné. Son atelier est minuscule, mais renferme de bien jolis objets fetish, voir SM. Un moment très sympa ou Evéa a essayé plus d’une tenue avec la bienveillance du Marquis. Evéa a choisi un collier plutôt gothique mais qui a un bel effet sur son cou. (Attention aux pointes quand elle le porte, une bourse est si vite perdue…)

Et puis aussi chez ernest chausseur, le minima de talon s’annonce. Il fait dans le haut ou très haut. L’endroit est minuscule dans la zone érotique parisienne, mais l’homme sait habiller et relever le galbe d’un mollet, comme d’autres habillent une hanche. A vrai dire, ses talons sont des tueurs d’hommes et de femmes, tant ils sont faits avec gout. Le surannée de la boutique n’échappera a personne mais avec l’accueil reçu et surtout le choix élégant fait par ernest un endroit a visiter.













Enfin, visite obligée, le Pigale sexy et une boutique ou nous cherchions accessoire. Bien sur Nice ou Cannes ont leurs boutiques clairs et sans rideau de mauvais gouts cachant je ne sais quelle honte ou vice, mais tant qu’a faire cela était amusant que de nous y rendre. S, nous a accueillis avec charme et connaissance dans son magasin, et suprême bonheur nous a fait rire de sa bonne humeur …













Catégorie : General  Tags : , ,  12 confessions
Bulletin:

Temps: Sale temps ! Pluie chaque jours depuis une semaine. C’est rare dans notre province nissarte
Humeur: Doucement acidulée
Amour: Baromètre grimpant. La lutte est gagnée Evéa. Plus que quelques jours, même si la suite ne sera pas facile.
Sex: Safe. Sex: Copulatoire et animal. Pas de répit : faisons l’amour mia !

Le Contrat épisode 2-(1):

Finalement quelques promesses de lettres. En réalité j’en doutais !
Il y a quelques jours j’evoquais Le contrat. Une sorte de mise en bouche érotique sans réel barrière mais avec l’idée d’ôter l’aspect très direct d’une rencontre libertine. Nous verrons mais la première lettre est très agréable a lire !

Photo:

Ils étaient deux, Comment rester loin longtemps ? Il faut que je fasse autrement !

101 ronds dans l’eau en 10,1 semaines.

Et hop ! ca avance fort ! Mise a jour ! Vous vous en foutez comme de vos premières culottes souillées mais bon. C’est la : 101 ronds dans l’eau.

Bulletin:

Temps: Du chaud ! Un temps a planter dans votre verger, une pine dure, déversant, ahanant, souffle brûlant sur vos joues, mon essence.
Humeur:épanouie avec toi.
Amour: Baromètre toujours instable. Il y a des luttes dures a remporter surtout si nous n’en sommes pas les déclencheurs. Nous remporterons la victoire sur nos extérieurs ma mie.
Sex: Safe. Sex: Désir énorme et somnolant trop longtemps. Te convier au « lâcher prise » sous mes pulsions et tes envies debordantes.

Z comme ……..: Je dois y répondre ?

Il y a des choses qu’il ne faut pas me dire ! Des confidences comme celles du week-end précédant laissent obligatoirement des traces dans ma psyché.
Z m’a contacté, je lui répond ?

Mémorable souvenir de tes confessions.

101 ronds dans l’eau en 10,1 semaines.

Beaucoup d’avancés !!! J’adore.

En réponse a ck123617.

Suite a cette réponse: Cap pas cap. Ce blog est le reflet complexe de notre intimité. Il se veut multiple. Il l’est, je l’espère en tous cas. Je le crois parfois trop intimiste. Il est avant tout le véhicule, le vecteur de mon amour pour Evéa. Nous fréquentons le net depuis plusieurs années maintenant, autrefois avec un site perso « lachambredelea » peut-être certains l’auront connu ou nous avons livré nos photos et nos premiers émois libertins. Evéa est exhibitionniste, elle aime les yeux des autres sur elle, et rien ne me plait plus, d’autant que j’aime la photographier. J’essaye a chaque fois qu’il est possible de mettre en évidence ce que je ressens pour elle par le biais de la photographie. En conclusion ce blog (et surtout le site que nous avions) est un lieu exhibitionniste comme bien d’autre.
Il n’est pas que cela :
Il est aussi un médiateur, une forme de mise à nu de mes questionnements sur notre épanouissement sexuel et érotique, Vous en êtes les témoins silencieux ou non, mais vos regards m’intéressent et m’interpellent. « Serial pervers » il est mon outil ou je peux questionner Evéa sans le couvert de l’intimité. Cela libère un espace et un temps. Le simple fait qu’elle lise mes posts a contretemps me procure un immense plaisir, avec toutefois le risque de ne pas savoir si, j’ai interprété son propre désir correctement. Il est jeu entre nous, jeu ouvert, jeu où je livre aussi mon exhibitionnisme autrement. Exhibitionnisme du mot en sorte. J’exhibe mes mots, a vous mais surtout a Evéa.
Pour répondre in fine a ta question, la photographie est presque obligatoirement nécessaire. Je ne me souviens pas de beaucoup de rencontre sans…. Avant, pendant ou après. Alors oui, la photographie si elle n’est planifiée, est certainement quelque chose qui nous permet de vivre davantage nos espaces coquins.
Quand a la planification autour du blog, non je ne crois pas. Elle est instinctive et je le suis aussi. Certaines fois ce fut planifié, notre rencontre avec waid, par exemple, mais ce qui ne l’était pas c’est le début … puisque je postait un matin m’apercevant ce fameux 2000ieme commentaires (voir le tag) proche. « Rencontrer le 2000ieme commentateurs du blog. » Voila de l’impulsif et du jouissif de la découverte. Le blog est un des éléments, appréciable de notre désir, il est ma manière volcanique d’exprimer quelque unes de mes pulsions.
Il est hasardeux, conjonctures et coups de dé. Quelle chance Evéa de n’avoir jamais fait de grosses erreurs.

Hédonisme ?
N’importe quel dictionnaire, vs trouverez que l’hédonisme (du grec hèdus, « agréable, plaisant ») est une doctrine philosophique qui fait du plaisir le principe de la morale et le but de la vie. Il s’agit plus précisément de se faire plaisir tout en évitant le déplaisir. Replaçant le corps au centre de la perception et de la vision du monde, la philosophie hédoniste encourage l’éveil des sens et réprime toute forme d’ascèse.
Le moraliste français Nicolas de Chamfort (1741 – 1794) : « Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi ni à personne, voilà, je crois, toute la morale » (Maximes et Pensées).

Soit. Mais à l’heure de nos sociétés consuméristes, peut on réellement parler d’hédonisme et de l’un de ses aspects le libertinage des sens. On voit s’afficher partout le plaisir et notamment les plaisirs sensuels, mais finalement à la lecture de ce que j’y perçois le libertin moderne ne serait qu’un consommateur de plaisir. Les renouvellent et étant toujours en phase d’acquisition de sensations inconnues.
Pourtant je vois des questions auxquels les réponses ne sont pas si simples à envisager.
Le bonheur passe t-il par une quête sans trêve du plaisir ? (question tout a fait adaptée a un sujet d’exam)
La quête du plaisir n’entraîne t-elle pas une surenchère ?
La quête du plaisir n’est-elle pas un mythe dans la mesure qu’obligatoirement elle a son pendant qu’est le déplaisir ? Entraînant par la même la frustration. Ce qui me parait venir de source a la suite de ces quelques questions, est sans doute peut on envisager un libertinage plus entier, et surtout non vidé de sa substance ?
Certes la sensation du plaisir est importante dans les plaisirs de chair. Certes on ne doit pas envisager le libertinage sans s’accaparer ces instants de jouissances pures qui donne a vibrer. Mais et de la vient ma reflexion, existe t-il encore, dans ce monde ou les stars du porno parlent du sexe a la télé, un hédonisme d’un stendhal ou d’un casanova voir d’un don juan ou la perception du plaisir précede de peu la sensation ?
Bon demain post-cul

Michel Onfray Michel Onfray

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