Va pas te …. looker pony girl … quoi que …
Va pas te …. looker buny girl … quoi que …
Va …. 
Va pas te …. looker pony girl … quoi que …
Va pas te …. looker buny girl … quoi que …
Va …. 
5h30. Elle m’a reveillé, sans le faire exprés. Je sais maintenant la nuit finie. La nuit est finie mais pas le noir qui la caractérise, pas le satin dont elle recouvre tout. Je ne dormirais plus.
Il n’y a guere que la cafetiére dans le coin de la cuisine qui clapote, et bave son eau, pour rompre les silences.
Je n’aime pas les matins. Surtout de bonne heure ils sont envahissants. Ils laissent trops d’espace a la melancolie.
Ils sont une fin aussi. Ne meurt-on pas davantage le petit matin ?
Une fin au gout amére de café, alors que l’on garde encore les beautés de la nuit et les liquoreux breuvage du soir.
Même les sons dansent creux, comme ramollis. Ils ne bondissent pas sur les murs.
« cling » dit la cuillere dans le bol.
A peine un « cling » qui n’ose pas résonner. Un « cling » puis un autre, fade, doucatre et puis plus rien.
je suis attiré par les crépuscules ou les papillons reveillent leurs ailes. Les aurores signent leurs adieux.
Le lever du jour, attone, sans même une onde de lumiere pour mettre les ames en relief. tout est plat. Il faudrait bannir les matins et ne garder que les soirs. Aller directement du soir au soir.
Ces matins là, me plonge dans l’amorphe, le brouillardeux. Dans le regret aussi, la reminiscence de ce qui n’a pas été fait la veille.
Je me retourne sur ce que je n’ai pas fait.
J’empoigne mes souvenirs, et vois enfin ce que j’ai ommis.
Le soleil touche enfin terre, et mon envie s’éleve.
Je n’ommettrais pas ce soir de te faire deraisonner de mon désir.
Profession de foi