Elle le savait, ce revoir serait un long moment à deux. Depuis le matin ou elle l’avait érotisé, de ses accessoires et de ses mots, elle savait que cette journée serait longue a tenir. Qu’a deux ils allaient parcourir le train de l’envie sans pouvoir l’assouvir pendant dix longues heures. Vivre en envie, sans qu’ils puissent en satisfaire leurs corps. Ils seraient corps électrisés, elle et lui le savaient mais ils aimaient attendre que ce désir charnel s’inscrive dans le temps. Il leurs faudrait attendre, pour ce donner leurs foutres. Qu’ils laissent la torpeur obsédante d’une envie inassouvie, monter et culminer pour se baiser et se livrer.
Ils le savaient.
Elle c’était levée tôt, et c’était apprêtée avec goût, allant et venant de la chambre à la salle de bain, il suivait son parcours sans envie de se mettre en éveil. Ecoutant ses bruits, ses soupirs, ses talons il restait la, peu enclin a bouger de la chaleur cotonneuse du lit. Quand elle fut prête, elle s’approcha de lui et sans dire mot, souleva la couverture qui le recouvrait. Elle mis sa main sur la verge encore en demie sommeil et l’avala. Lentement et prudente, elle réveilla les endormis, l’homme, sa queue: le sortant lui de sa somnolence, elle de son apathie. Elle savait que sa bouche enrobant le gland, sa langue enveloppant la hampe de sa convoitise mènerait vite ce sexe encore amorphe a la dureté qu’elle espérait. Elle voulait sa bite dure,rigide, elle voulait voir avant de quitter son logis, son amant maladroit de se vit dressé. Incité par la bouche voluptueuse de son amante aspirant son désir, accompagné par sa main branlant son sexe assoupi encore, il glissa ses mains sous sa jupe, pour saisir un bout d’elle, enfoncer un doigt en elle, prendre une fesse a pleine main, s’accaparer une part d’elle. Elle s’y refusa immédiatement repoussant les envahisseuses de ses dessous, captant de plus belle la maîtrise de l’instant.
Elle s’appliqua a donner au membre sa caresse, multipliant les ruses pour donner assurance a la chair de son amant. Elle s’y applique tant et mieux, jusqu’à ce qu’elle sentit les accoups de l’indolente ayant pris corps et dureté, au fond de sa gorge. Il bandait, elle était heureuse. La verge avait quitté son indifférence pour la fermeté des assauts bouillants. Elle durcissait au rythme des mouvements de la fellatrice et son esprit a lui, encore en attente imaginait déjà. Fiévreux, de cette montée de plaisir inattendue, sa bouche s’ouvrait laissant échapper ça et la quelques bruissements venant du tréfonds de son corps, ou plutôt de son vit qu’elle appétait désormais entier en sa gorge. Ballet de sa queue, de bouche a bouche, il subissait la caresse, passif.
Lorsqu’elle sentit la raideur devenir vibrante, colonne vacillante, elle su qu’il était temps, elle stoppa ses gestes, sa bouche se libéra, et elle vint a ses cotés lui glissant, quelques mots.
« Tu as intérêt de penser a moi toute la journée maintenant. »
Elle le quitta, …. pour une attente, elle le savait, lui aussi.
Profession de foi