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Il fait chaud, elle est la, endormie, écrasée d’excès. Son corps est moite, la sueur suinte sur sa peau. Je la regarde, dorée par les éclats couleur de chairs qui traversent les persiennes. Son corps repu, irisé par les bribes de lumière, me raconte les heures précédentes.
Je suis vacant, libre.
L’esprit en maraude, mon regard parcourt sa nudité, la sienne et puis à contretemps la leur.
Ils sont beaux. Ils dorment.
Les frissons se sont tus, les troubles et les tremblements ne se sont plus que souvenirs. Il ne reste de la place qu’au repos.
De coté, l’une de ses mains posée sur ma cuisse, l’autre sur Elle. Lui, couvre de ses bras les femmes hier femelles. J’entends son souffle lent et profond. Les leurs aussi. Corps en chambardement, brouillés, cuisses et ventres imbriqués mais apaisés.
Egarés sur le lit, a l’étroit ils sont calmes et étanchés.
Je n’arrive pas à dormir, je la regarde, je l’aime.
Eux aussi, autrement.
Mon esprit s’évade parcourant le silence de la pièce, et la solitude de la nuit. Les sons vibrato, les mélodies des contentements récemment soufflés ont tous disparu, il n’y a plus qu’une mesure monocorde et ouaté, réminiscante dans ma conscience. En suspend.
Je tente de m’endormir, coulant mon dos en leur cœur. Ses seins s’écrasent sur mes épaules, ma cuisse glisse sous la sienne. Je lui souris dans son sommeil, bienveillant, et je tente de l’accompagner dans ses rêves.
Mais rien n’y fait :
Mon sommeil est absent.
Je me retourne encore. Apres de longues minutes, je décide de me lever, pour me diriger vers la douche. Je la prends froide et forte. L’eau écrase mes épaules, me libère de la chaleur et la moiteur ambiante. Le corps perlé de gouttes d’eau, je vais au salon, et reprends la lecture de mon roman. Mon corps humide et frais perçoit les moindres mouvements d’air, qui me rafraîchissent, et me parcourent comme une caresse. Les courants d’air m’enveloppent, me portent dans leurs bras. Quelques pages tournées, la lecture devient plus difficile.
Après les enivrements, dépossédé des désirs assouvis, je m’emplie mélancolique au travers de la fenêtre, aurore naissante, des chemins que j’aperçois dessinés dans la foret proche.
Ces chemins sont les nôtres, sans lassitude parcourus.
J’y perçois cette douceur surprenante et moelleuse du temps qui passe avec quiétude, celle a qui on jure le toujours, ce désir celui de la force, de la pulsion, de l’instinct et du maintenant a qui on ne promet rien.
La paix et la furie.
La tranquillité de notre « entre nous » et l’exaltation de nos « entre eux ».
Je regarde, avec mélancolie qui nous sommes, nos boulevards que nous avons arpentés emplit de nos certitudes et de nos gestes lents et doux, nos sentiers aussi, difficiles et escarpés qui nous ont menés et façonnés. De ces tracés a flanc de montagne, j’observe nos années de construction, nos doux échanges et nos guerres de quelques jours, nos partages de joies et de désillusions. Notre passé est déjà si vaste, qu’il occupe désormais une grande part de mon moi. J’ai de ces jalons la, toujours cette envie de l’envelopper et de l’endormir.
Je me retourne, et au fond du couloir la chambre baignée de lueurs sautillantes je les vois. Elle et eux.
Il est temps, je les rejoins.
Demain, je lui dirais ou je suis allé cette nuit au travers de la fenêtre.

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Elle le savait, ce revoir serait un long moment à deux. Depuis le matin ou elle l’avait érotisé, de ses accessoires et de ses mots, elle savait que cette journée serait longue a tenir. Qu’a deux ils allaient parcourir le train de l’envie sans pouvoir l’assouvir pendant dix longues heures. Vivre en envie, sans qu’ils puissent en satisfaire leurs corps. Ils seraient corps électrisés, elle et lui le savaient mais ils aimaient attendre que ce désir charnel s’inscrive dans le temps. Il leurs faudrait attendre, pour ce donner leurs foutres. Qu’ils laissent la torpeur obsédante d’une envie inassouvie, monter et culminer pour se baiser et se livrer.
Ils le savaient.

Elle c’était levée tôt, et c’était apprêtée avec goût, allant et venant de la chambre à la salle de bain, il suivait son parcours sans envie de se mettre en éveil. Ecoutant ses bruits, ses soupirs, ses talons il restait la, peu enclin a bouger de la chaleur cotonneuse du lit. Quand elle fut prête, elle s’approcha de lui et sans dire mot, souleva la couverture qui le recouvrait. Elle mis sa main sur la verge encore en demie sommeil et l’avala. Lentement et prudente, elle réveilla les endormis, l’homme, sa queue: le sortant lui de sa somnolence, elle de son apathie. Elle savait que sa bouche enrobant le gland, sa langue enveloppant la hampe de sa convoitise mènerait vite ce sexe encore amorphe a la dureté qu’elle espérait. Elle voulait sa bite dure,rigide, elle voulait voir avant de quitter son logis, son amant maladroit de se vit dressé. Incité par la bouche voluptueuse de son amante aspirant son désir, accompagné par sa main branlant son sexe assoupi encore, il glissa ses mains sous sa jupe, pour saisir un bout d’elle, enfoncer un doigt en elle, prendre une fesse a pleine main, s’accaparer une part d’elle. Elle s’y refusa immédiatement repoussant les envahisseuses de ses dessous, captant de plus belle la maîtrise de l’instant.

Elle s’appliqua a donner au membre sa caresse, multipliant les ruses pour donner assurance a la chair de son amant. Elle s’y applique tant et mieux, jusqu’à ce qu’elle sentit les accoups de l’indolente ayant pris corps et dureté, au fond de sa gorge. Il bandait, elle était heureuse. La verge avait quitté son indifférence pour la fermeté des assauts bouillants. Elle durcissait au rythme des mouvements de la fellatrice et son esprit a lui, encore en attente imaginait déjà. Fiévreux, de cette montée de plaisir inattendue, sa bouche s’ouvrait laissant échapper ça et la quelques bruissements venant du tréfonds de son corps, ou plutôt de son vit qu’elle appétait désormais entier en sa gorge. Ballet de sa queue, de bouche a bouche, il subissait la caresse, passif.

Lorsqu’elle sentit la raideur devenir vibrante, colonne vacillante, elle su qu’il était temps, elle stoppa ses gestes, sa bouche se libéra, et elle vint a ses cotés lui glissant, quelques mots.

« Tu as intérêt de penser a moi toute la journée maintenant. »

Elle le quitta, …. pour une attente, elle le savait, lui aussi.

Catégorie : Instant tendre  Tags : , , ,  une confession
Souvenirs et 20 mots

vibrante, surpenante, complice, excitante, libertine, chaleureuse, découverte, enivrante, charnelle, plaisir, bulles champagne, parfum, muscle, envie, gourmande, provocatrice, force, clic clac, guepiere !

Il n’avait rien contenu de ce cri la. Il l’avait propulsé de loin, plus loin que la gorge, plus loin que les poumons, il l’avait expulsé du ventre. Un son qui avait transpercé la pièce alourdie des chuchotements qui avait précédé, des gémissement qu’ils c’étaient donnés, enfin de ses bruissements quand son sexe maltraité d’assauts l’avait soumise a la lame aiguisée du plaisir.
Elle avait jouie il l’avait suivi.
Il n’eut le temps que de planter ses doigts aux bords de ses hanches, brutalisant sa chair, exhalant son souffle sur son dos, pour s’arrimer une dernière fois au tréfonds de son vagin.
Et le cri vint.
Sans crier gare, sans se réfléchir, sans se concentrer, il sorti de sa bouche, Assourdissant, comme un vagissement de repu. Une vibration, un retentissement, une mélopée aussi pour l’amante qui s’emplit et se complait des sucs de celui qu’elle aime.
Encore raidi, statue de marbre qui lentement s’effritait, il avait les yeux clos, percevant les à-coups résurgence de son extase que donnaient son vit enserré et mouillé dans le ventre de son amante.
Quand l’écho de son souffle court et ses derniers feulements entre ses dents serrés, cessèrent la pièce retrouva son feutrée, le scintillement du silence dans les lumières blafardes d’une nuit sans lune.
Il s’appuya sur elle vaincu, et lentement enfin glissa sur le coté.
Elle était encore en appuie sur ses genoux, ses mains aux phalanges blanchies tenaient encore le drap, lorsqu’il s’effondra dans le matelas profond et cotonneux. Elle plia a son tour, posant son visage sur le sein de son amant, avant de glisser sa cuisse sur son entrejambe récupérant peu à peu. Les lignes de leur pensée encore incertaine, anesthésiées d’hormones et d’orgasmes, les laissaient la, vides d’esprit, pleins de chair, de réminiscences, de fragilités, démunis des masques vénitiens dont parfois ils se paraient.
Ils avaient jouis ensemble.
Evanescente, emprunte des légèretés que donnent les plaisirs de chair, elle s’approcha de son visage, le forçant a approcher son oreille de sa bouche, et lui glissa :
« Encore »
« oui, encore » lui dit il, pas remis.
« Amour, …..? »
« oui »
« Encanaille moi …. »
Il réfléchit un court instant avant de lancer un surpris « d’accord », puis l’embrassa alors qu’elle s’endormait, repue.
Au petit matin, Il la réveilla, effleurant du regard sa peau, caressant son ventre gorgé de lui, et lui insuffla en un baiser
« Demain, oui demain, …… »
Avait elle le souvenir du soir ?

Si nous fumes glorieux, de nos corps rapaces,
Si nous eumes nos heures d’idolatries voraces,

je t’ai vu la, drap ingénu en mélange,
Et puis, ton ventre en deshordonance
couverte de blanche marque etrange,
Et puis, tes Levres en abondances.

Si nous humames le deroulis de nos parfums,
Si nous sentimes les serinades des temps defuns

Je t’ai respiré la, de flagrance et d’epices
Et puis, ton bassin d’attente debordant
emplie de lascif caprice en calice,
Et puis, ton arriére compatissant et obsedant.

Si nous entendimes nos prudes promesses d’eternels
Si nous confessames les jureries, amants traditionnels

Je t’ai crié a mille dessins, consonnant
Et puis, tes chuintements te departir
Avec ma misaine effrayé se dechainant.
Et puis enfin venir, et enfin m’envahir.

Si nous crumes, Le simple passé du passé simple
Si nous devisames sur les marchandeurs du temple,

Ma Verge est en dépendance.
A ton ame donner mes abondances.

J’ai, depuis mes premiers printemps aiguisés d’appétit sexuel, toujours eu l’envie d’écrire un roman. Je sais cela impossible pour moi. Ce mirage m’est interdit pour différentes raisons mais la première est sans nul doute possible le fait irrévocable que je ne suis pas un littéraire.
Pourtant je sais comment je l’aurai commencé. Je n’affirme pas cela au hasard, J’ai une vision d’un début sans fin possible, voir sans suite. Juste une image qui taraude depuis ma psychè sans qu’il me soit donné d’y trouver une quelconque idée sur son avancement.
Depuis que j’ai l’âge de penser et surtout de visualiser le sexe, j’ai toujours eu la même vision.
Elle vous paraîtra insignifiante je suppose, car elle n’est pas réellement érotique, et ne véhicule guère de charge émotionnelle.
J’y vois une femme, juchée sur de hauts talons, en jupe et bas, traversant une rue vide et pavée, de nuit.
Ses talons raisonnent sur les pavés dont je ne saurai réellement définir le son.
Le pavé est humide d’une pluie qui a disparu. Il brille.
Elle est seule, mais attendue.
Toujours le bruit de pas.
Elle approche … de l’auteur.
Mais pourquoi ? je ne l’ai jamais su.
Peut-etre etais ce toi, qui venait ?

Catégorie : Elle par Addict  Tags : ,  10 confessions

Ce titre drole, ne me fait sourire qu’a mi-babine.
Elle a demandé quelques heures de grosses rigolades. Et nous la devons a une miss, qui quitte le net et ses blogs, et un LuJ qui l’intégre. Merci à vous deux ….

Nous vous embrassons tout deux.

Içi, a grand renfort de mots crus je donne illusion.
Probablement que les indécences données en pature, a vous visiteurs, comblent une part des émotions que j’aime a lui donner a Elle. Il ne s’agit pas, même si tout est vrai ou presque, d’une experimentation exhibitioniste mais davantage une exploration de ma sensualité et de mon désir dévorant pour Elle. Je me joue de vos yeux, pour parcourir son intime. Je livre quelques secrets d’alcoves a contre-temps pour m’en approprier une relecture. De vos sens qui parfois s’aiguisent sur un cliché une phrase, un mot, vous nourrissez mon intime. (enfin j’ose l’esperer pour certains de nos visiteurs passants un temps ici, avant de disparaitre vers des ailleurs)
De vos interrogations, qu’elles soient cruelles et que vous n’en laissiez trace, qu’elles soient joueuses et que vous en marquiez le la, qu’elles soient a peine interressées et que vous vous soyez égaré, je vous attache indirectement a ce que je dévoille. Je vous attache a Elle au travers de moi, d’un cyber-fil, d’un lien de partage, d’un lien d’existence. Le sex, l’érotisme, la vulagrité parfois, abandonnés a ces pages sont comme des indiscretions que je vous fait, égoiste. Vous faire survoler nos intimes, c’est me donner un instant son intime a elle. Je vous donne son verso, et m’accapare son recto. Je suis un voleur, un cambrioleur d’érotisme, puisque je prend le votre et le lui livre.
Curieusement je ne m’en veux pas.
Si de ma musique, je vous fait sourire, pleurer, rire, je prend et digére vos emotions et les lui restituent afin de l’aimer mieux.
Je suis dans son essentiel, vous etes dans le visible. Pour cela je vous en suis gré.
Vous me pardonnerez en lisant ceci, pour peu que vous soyez arrivé au bout, de vous utiliser.
J’avais envie simplement de vous encombrer d’elle.

PS: Roulala Le X un peu serieux mais demain sera un autre jour.
PS2: Evéa .... voullez vous, coucher avec moi ? .... ce soir
PS3: Personne ose du cochon avec nous ma belle .... pffffffff
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