Si le frigo disait:

« Pimenter notre vie de couple »

Je lis régulierement cette phrase qui me semble hors de ma norme, sans pour autant y donner un sens qu’elle n’aurait pas.
Elle ne vibre en rien a mes oreilles, au contraire je lui associe ma perception du désir qui lui est contraire, davantage radicalement opposé.
On retrouve souvent cette phrase qui m’est énigmatique ou plutôt qui est hors de mon envie, dans les annonces libertines ou même dans les articles liés au plaisir des jeux multiples. Ce n’est qu’une perception, la mienne, mais quand notre désir tenant de l’un pour l’autre et nos passions érotiques s’endorment sous le joug des sphères nocives alors je n’ai que hâte de quitter ce qui me semble être devenu poison. Si nos corps ne jouissent plus assez de nous, alors je n’ai plus envie des autres.
Pas de vase communiquant ici, mais au contraire il faut que j’ai coupe pleine de toi.
Quand amants de passion, liés par nos pulsions extatiques nous jouissons de l’amour immaculé, alors seulement j’ai le désir violent de nous profaner de concupiscence, avec lui, avec elle, avec eux.
Si corps et ton âme m’embrasent et donnent libre court a nos caprices, alors j’ai urgence de ta légèreté.
Dans le champs chaotique de nos possibles, j’ai nécessité d’être ton amant impossible.

On entre dans la chambre par un couloir qui n’a de cesse de ronronner par échos des soupirs. On y entre presque sans bruit, en sachant se prendre les mains et déjà se donner quelques baisers. On glisse a l’intérieur un œil et on se laisse attraper par ce qu’elle réserve. Ce n’est pas un palais d’orient, ni un harem ou l’unique cerbère aurait été l’armoire qui trône en son fond; Non un lieu presque petit, un lieu presque banal mais dont les murs donnent l’envie d’un voyage, une invitation a l’abandon. Un lit couvert d’une étoffe jaune s’imprime sur les rétines, voyant et évident, un miroir enchanteur, une fenêtre aveugle, quelques drapés sur un mur rouge pourpre. Peu de secrets y attendent la porte franchie mais ici, entre les cloisons: un théâtre d’ombres. Des ombres fragmentés mais distinctes, a peine éclairées par la nuit envahissante. Ici ou la, entre deux morceaux d’images on distingue sur le reflet cristallin d’un mur rouge aux reflets oranges, des mains qui se glissent, des bouches qui se cherchent, des envies qui se devinent. On s’avance un peu maladroit, en son ceint presque hésitant et avec quelques maladresses puisque l’impératif de se mettre nu l’emporte, puisque les peaux ont le pressant désir de se toucher.
En entrant on attend des « oui » susurrés, des acquiescements non dits qui sont si évidents, ils viennent discret sans parole: tout a déjà été parlé. La, peu importe ce que l’on abandonne, puisque tout y sera vrai, sans détour même si parfois il en résulte quelques faiblesses. L’intimité naissante comme exigence, les distances qui s’effondrent par nécessité sur la couche ou tant de fois l’union fut proclamé. Une exigence et une nécessité a contrario en liberté, en désir et en pulsion. Ce n’est au tout début que huit mains qui flottent dans l’apesanteur, puis qui s’étreignent un peu hasardeuses, puis qui s’approchent plus avant, puis qui se mêlent avant de renoncer a la pudeur. Les barrières cèdent l’une après l’autre, presque toujours.
Il n’y a durant ces temps, trop court, aucune tricherie, aucun fard, aucun encours, Un camaïeu silencieux, mosaïque d’une quête de glissement et de sensualité. Si ce n’est la résonance d’une jouissance en court, ou le feulement d’une amante ou d’un amant, il y a le bruissement des corps en mélange prisonnier du sol au plafond, du mur au mur. On se goutte, on se respire, on se voit, on s’effleure, on se donne, comme si cela pouvait être la dernière fois.
A la lueur des bougies qui vacillent une dernière fois, anémiques d’avoir accompagnées de leurs éclats cet instant, je place un voile discret sur la tourmente qui m’a fait vaciller.
Lorsque je suis arrivé a l'hôtel après Evéa il m'a fallu quelques secondes de recul pour comprendre qu'elle m'appartenait bel et bien pour un soir.
Sans fuite possible, il fallait qu'elle soit a moi, toute a moi. Et bien qu'il ait fallu que je retienne ses mains fuyant toutes ses caresses pour me donner le destin une nuit seulement d'être maitre du jeu et de ses plaisirs, puis du mien jouissant en toi.
Une nuit inattendue dont je garde l'envie de liens plus solides.

PS: Je pense que notre belle amante et son Hidalgo ne seront pas insensible a ces liens et qu'elle en garde un souvenir chatoyant. Nous vous embrassons.
Je ne sais comment nous nous retrouvons la, derrière elles tout deux. Nous ne devions faire que quelque images d’elle.
Je le regarde, il sourit a peine attendri mais surtout heureux passant ses mains sur leurs reins, leurs seins, leurs fesses, leurs pieds. Je parcours aussi les corps alanguis tout a tour, presque sans discrimination, de l’une a l’autre. Je passe sur elles et écoute les souffles, les envies non dites, les délices reçus.
Nous sommes a elles. Il est attentif , sensuel et sans précipitation, nous partageons les langueurs de nos aimées a leurs tempos.
Son désir est puissant.
Alternatif je suis chaotique du corps, rigide de l’esprit. je m’égare charnellement, tendu en conscience.
Elles se sont retournées presque synchrone et ont pris nos sexes en main d’abord, nos bouches ensuite. Puis nos sexes dans leurs bouches, leurs mains sur nous.
Il a un beau sexe, je crois.
Il fallait que l’esprit cède place au corps.
Toujours cette instant ou je rechigne a l’abandon.
Casser le barrage qui retient mes pulsions.
Evéa me regarde, elle me le dit en silence …
« Lâche, … lâche prise. »
Bien connu mais superbe: Santillo.

Temps: automne. Des couleurs rouges et oranges a venir.
Humeur: Stable.
Amour:Le voyage laisse des traces, il faut le garder en écrin.
Sex: Safe. Sex: Contexte. Toujours ce contexte et ces contraintes. Faire avec.
Ou voulez vous que je la place ma crise ?
Il me semble toujours aussi insolent et inconvenant que vous me fassiez bander aussi dure.
Temps: Le soleil est enfin de retour. Les lumières changeantes du petit matin au bord de l’eau sont un ravissement.
Humeur: Irritable mais j’me soigne.
Amour: Quand tu nous tiens …
Sex: Safe. Sex: Très calme et sans excentricité.
Après mille et un bétonnages horribles de notre région qui fut si belle, les oiseaux avaient disparu … et a part quelques voraces mouettes il n’y avait plus rien. Voila plusieurs fins de semaines ou nous les apercevons de nouveau :
Des canards:
Vu hier matin, volant au taffe:
Ce blog a plus de trois ans maintenant et si au départ il était confidentiel, aujourd’hui il ne l’est plus ou moins. A part quelques bloggeurs que nous avons rencontré « in-vivo » avec immense plaisir, et qui donc le connaissent, l’ont lu, et même y ont participé, il est maintenant connu par d’autres.
Par ceux qui ont pu s’y reconnaître (un adorable couple n’avait d’ailleurs que peu apprécié même si nous prenons garde a ne pas être précis) , par ceux qui le connaissent simplement parce que nous le leurs avons donné, enfin par ceux qui l’ont eu par manque de discrétion de certains autres qui ce le sont refilés (le milieu libertin [- que ce terme est moche] cause beaucoup en réalité et est fort peu discret) . De faite, il nous est difficile de savoir, qui nous lit et sans aucun lien entre eux et nous, qui nous lit et nous est parfaitement connu, qui nous lit nous connaissant et nous est parfaitement inconnu.
Tout cela ne serait pas si important si au final il ne livrait aucune confidence. Hors il en regorge et avec Evéa nous nous demandons souvent ou en est la limite : La limite du donner « ce que nous sommes ou pas ».
Il est certain que pour vous, illustres inconnus, qui passaient içi, inconnus de nous et nous pour vous la confidence ne nous gène pas. Votre avis nous intéresse mais si vous gardez pour vous vos ressentis favorables ou non, cela ne nous importe pas.
Il est certain que pour vous, amis ou proches du web, virtuel ou IRL (In real life), pour vous la confidence ne nous gène pas puisque c’est ici ou nos approches ce sont faites.
Il est certain que pour vous, amis qui nous sont proches par d’autres biais, finalement vous savez bien qui nous sommes, et vous l’avez accepté même si vous êtes discret.
La ou parfois, nous avons envie toute honte bue de laisser ces confessions intimes tomber, c’est pour vous qui nous connaissez, que nous ne connaissons pas ou peu, et qui gardez jugement et sentence silencieux.
En réalité peut-être que retourner au pur anonymat est le vrai et seul choix.
Qui êtes vous donc lecteurs silencieux ?
Elle dit à l’un :
« Allonges toi ».
Lentement et fermement, lui pris les épaules l’incitant a ce mettre sur le dos.
Et a l’autre, le regardant fièrement dans le profond de ses yeux bleus :
« Embrasses moi »
Elle prit les queues raidies devenant métronome d’une musique sexuée et décidant pour eux du temps, en s’adjugeant son plaisir et le leur. Musique a trois temps, dans l’espace de cette chambre quelques minutes avant crissante de doutes et de craintes à se livrer aux plaisirs concupiscents, finissant par laisser la place aux feulements, aux clameurs sourdes des désirs volcaniques naissants. Elle choisissait et vibrait de plaisirs avec leurs épidermes apprivoisés, leurs grains de peaux fusionnés, leurs chairs associées.
Tournant le dos a l’un, offrant son cul a sa vue, elle glissa un sexe vibrant dans le sien.
Lentement il disparu.
Elle ondulait sur la queue raidie, assise sur le roc, qu’elle avait enflammée au long de cette soirée. Son bassin chantant une partition suave sur la vigueur d’un sexe dure qui l’emplissait. Elle glissait lentement sur la tige fière et rigide de l’un, baisant de sa bouche l’autre, lui capturant langue et lèvres. Morsure.
Elle s’inondait de la clameur chaude de leurs envies contenues, prise d’un membre et femelle s’abandonnait à leur souffle animal bruissant de désirs entendus.
Baisant et baisée, elle prit la tête de celui qui prenait sa bouche et lui glissa a l’oreille :
« Lèches moi … »
Il descendit à hauteur de son vagin, ployant son corps a l’extrême, l’un et l’autre envahissaient son ventre détrempé, jusqu’à qu’elle arriva a l’agonie.
La mienne ou la sienne peu importe, tant elle s’aventura sur cette bite et cette langue.


Il fait chaud, elle est la, endormie, écrasée d’excès. Son corps est moite, la sueur suinte sur sa peau. Je la regarde, dorée par les éclats couleur de chairs qui traversent les persiennes. Son corps repu, irisé par les bribes de lumière, me raconte les heures précédentes.
Je suis vacant, libre.
L’esprit en maraude, mon regard parcourt sa nudité, la sienne et puis à contretemps la leur.
Ils sont beaux. Ils dorment.
Les frissons se sont tus, les troubles et les tremblements ne se sont plus que souvenirs. Il ne reste de la place qu’au repos.
De coté, l’une de ses mains posée sur ma cuisse, l’autre sur Elle. Lui, couvre de ses bras les femmes hier femelles. J’entends son souffle lent et profond. Les leurs aussi. Corps en chambardement, brouillés, cuisses et ventres imbriqués mais apaisés.
Egarés sur le lit, a l’étroit ils sont calmes et étanchés.
Je n’arrive pas à dormir, je la regarde, je l’aime.
Eux aussi, autrement.
Mon esprit s’évade parcourant le silence de la pièce, et la solitude de la nuit. Les sons vibrato, les mélodies des contentements récemment soufflés ont tous disparu, il n’y a plus qu’une mesure monocorde et ouaté, réminiscante dans ma conscience. En suspend.
Je tente de m’endormir, coulant mon dos en leur cœur. Ses seins s’écrasent sur mes épaules, ma cuisse glisse sous la sienne. Je lui souris dans son sommeil, bienveillant, et je tente de l’accompagner dans ses rêves.
Mais rien n’y fait :
Mon sommeil est absent.
Je me retourne encore. Apres de longues minutes, je décide de me lever, pour me diriger vers la douche. Je la prends froide et forte. L’eau écrase mes épaules, me libère de la chaleur et la moiteur ambiante. Le corps perlé de gouttes d’eau, je vais au salon, et reprends la lecture de mon roman. Mon corps humide et frais perçoit les moindres mouvements d’air, qui me rafraîchissent, et me parcourent comme une caresse. Les courants d’air m’enveloppent, me portent dans leurs bras. Quelques pages tournées, la lecture devient plus difficile.
Après les enivrements, dépossédé des désirs assouvis, je m’emplie mélancolique au travers de la fenêtre, aurore naissante, des chemins que j’aperçois dessinés dans la foret proche.
Ces chemins sont les nôtres, sans lassitude parcourus.
J’y perçois cette douceur surprenante et moelleuse du temps qui passe avec quiétude, celle a qui on jure le toujours, ce désir celui de la force, de la pulsion, de l’instinct et du maintenant a qui on ne promet rien.
La paix et la furie.
La tranquillité de notre « entre nous » et l’exaltation de nos « entre eux ».
Je regarde, avec mélancolie qui nous sommes, nos boulevards que nous avons arpentés emplit de nos certitudes et de nos gestes lents et doux, nos sentiers aussi, difficiles et escarpés qui nous ont menés et façonnés. De ces tracés a flanc de montagne, j’observe nos années de construction, nos doux échanges et nos guerres de quelques jours, nos partages de joies et de désillusions. Notre passé est déjà si vaste, qu’il occupe désormais une grande part de mon moi. J’ai de ces jalons la, toujours cette envie de l’envelopper et de l’endormir.
Je me retourne, et au fond du couloir la chambre baignée de lueurs sautillantes je les vois. Elle et eux.
Il est temps, je les rejoins.
Demain, je lui dirais ou je suis allé cette nuit au travers de la fenêtre.
Elle le savait, ce revoir serait un long moment à deux. Depuis le matin ou elle l’avait érotisé, de ses accessoires et de ses mots, elle savait que cette journée serait longue a tenir. Qu’a deux ils allaient parcourir le train de l’envie sans pouvoir l’assouvir pendant dix longues heures. Vivre en envie, sans qu’ils puissent en satisfaire leurs corps. Ils seraient corps électrisés, elle et lui le savaient mais ils aimaient attendre que ce désir charnel s’inscrive dans le temps. Il leurs faudrait attendre, pour ce donner leurs foutres. Qu’ils laissent la torpeur obsédante d’une envie inassouvie, monter et culminer pour se baiser et se livrer.
Ils le savaient.
Elle c’était levée tôt, et c’était apprêtée avec goût, allant et venant de la chambre à la salle de bain, il suivait son parcours sans envie de se mettre en éveil. Ecoutant ses bruits, ses soupirs, ses talons il restait la, peu enclin a bouger de la chaleur cotonneuse du lit. Quand elle fut prête, elle s’approcha de lui et sans dire mot, souleva la couverture qui le recouvrait. Elle mis sa main sur la verge encore en demie sommeil et l’avala. Lentement et prudente, elle réveilla les endormis, l’homme, sa queue: le sortant lui de sa somnolence, elle de son apathie. Elle savait que sa bouche enrobant le gland, sa langue enveloppant la hampe de sa convoitise mènerait vite ce sexe encore amorphe a la dureté qu’elle espérait. Elle voulait sa bite dure,rigide, elle voulait voir avant de quitter son logis, son amant maladroit de se vit dressé. Incité par la bouche voluptueuse de son amante aspirant son désir, accompagné par sa main branlant son sexe assoupi encore, il glissa ses mains sous sa jupe, pour saisir un bout d’elle, enfoncer un doigt en elle, prendre une fesse a pleine main, s’accaparer une part d’elle. Elle s’y refusa immédiatement repoussant les envahisseuses de ses dessous, captant de plus belle la maîtrise de l’instant.
Elle s’appliqua a donner au membre sa caresse, multipliant les ruses pour donner assurance a la chair de son amant. Elle s’y applique tant et mieux, jusqu’à ce qu’elle sentit les accoups de l’indolente ayant pris corps et dureté, au fond de sa gorge. Il bandait, elle était heureuse. La verge avait quitté son indifférence pour la fermeté des assauts bouillants. Elle durcissait au rythme des mouvements de la fellatrice et son esprit a lui, encore en attente imaginait déjà. Fiévreux, de cette montée de plaisir inattendue, sa bouche s’ouvrait laissant échapper ça et la quelques bruissements venant du tréfonds de son corps, ou plutôt de son vit qu’elle appétait désormais entier en sa gorge. Ballet de sa queue, de bouche a bouche, il subissait la caresse, passif.
Lorsqu’elle sentit la raideur devenir vibrante, colonne vacillante, elle su qu’il était temps, elle stoppa ses gestes, sa bouche se libéra, et elle vint a ses cotés lui glissant, quelques mots.
« Tu as intérêt de penser a moi toute la journée maintenant. »
Elle le quitta, …. pour une attente, elle le savait, lui aussi.
Profession de foi