
Rien, pas une seule, nada, néant, que dalle … ! (pour suivre …)
Pas une seule image disponible, la carte flash est restée vide. Rien n’aurait pu me retenir d’utiliser l’appareil si ce n’est … d’avoir perdu mon pantalon bien trop vite …
Argggg promesses vaines !
mais largement compensées par les délices de vices et de sensualités lors d’une nuit d’ivresse.
Qu’importe puisque qu’il existe bien quelques images osées, celles qui sont gravées dans nos esprits et quelqu’unes faites par nos amants de ce soir la.
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Ne comptez pas sur moi pour être sage ce soir. Je vais vous photographier dans vos audaces les plus extravagantes, ainsi que les miennes. Vous voila tout trois prévenus.
Tu vois la, lectrice que je subodore inventive et perverse, lecteur plein d’entrain à faire du libertinage une profession de foi, tu te dis whaouuuuu avec ces mots: « vos audaces les plus extravagantes ». Certes ! Néanmoins tu vois, une fois la chose dite, tu risques bien de te retrouver devant l’inconfort des audaces suscitées sans plus en avoir le contrôle …
Allez c’est dit …
C’est dit: J’assume ! Bon je vais prendre quelques vitamines, faire une sieste, préparer les flash et les spots.
Avouez qu’être le mari d’une libertine mériterait votre compassion, puisqu’ainsi que l’indique la photographie* je suis souvent … le dernier a quitter son pantalon ! Le dernier c’est toujours moi dans ces cas la …
c’est injuste!
*Photo d’un illustre inconnu découverte ce matin qui m’a fait penser a mon triste sort.

On entre dans la chambre par un couloir qui n’a de cesse de ronronner par échos des soupirs. On y entre presque sans bruit, en sachant se prendre les mains et déjà se donner quelques baisers. On glisse a l’intérieur un œil et on se laisse attraper par ce qu’elle réserve. Ce n’est pas un palais d’orient, ni un harem ou l’unique cerbère aurait été l’armoire qui trône en son fond; Non un lieu presque petit, un lieu presque banal mais dont les murs donnent l’envie d’un voyage, une invitation a l’abandon. Un lit couvert d’une étoffe jaune s’imprime sur les rétines, voyant et évident, un miroir enchanteur, une fenêtre aveugle, quelques drapés sur un mur rouge pourpre. Peu de secrets y attendent la porte franchie mais ici, entre les cloisons: un théâtre d’ombres. Des ombres fragmentés mais distinctes, a peine éclairées par la nuit envahissante. Ici ou la, entre deux morceaux d’images on distingue sur le reflet cristallin d’un mur rouge aux reflets oranges, des mains qui se glissent, des bouches qui se cherchent, des envies qui se devinent. On s’avance un peu maladroit, en son ceint presque hésitant et avec quelques maladresses puisque l’impératif de se mettre nu l’emporte, puisque les peaux ont le pressant désir de se toucher.
En entrant on attend des « oui » susurrés, des acquiescements non dits qui sont si évidents, ils viennent discret sans parole: tout a déjà été parlé. La, peu importe ce que l’on abandonne, puisque tout y sera vrai, sans détour même si parfois il en résulte quelques faiblesses. L’intimité naissante comme exigence, les distances qui s’effondrent par nécessité sur la couche ou tant de fois l’union fut proclamé. Une exigence et une nécessité a contrario en liberté, en désir et en pulsion. Ce n’est au tout début que huit mains qui flottent dans l’apesanteur, puis qui s’étreignent un peu hasardeuses, puis qui s’approchent plus avant, puis qui se mêlent avant de renoncer a la pudeur. Les barrières cèdent l’une après l’autre, presque toujours.
Il n’y a durant ces temps, trop court, aucune tricherie, aucun fard, aucun encours, Un camaïeu silencieux, mosaïque d’une quête de glissement et de sensualité. Si ce n’est la résonance d’une jouissance en court, ou le feulement d’une amante ou d’un amant, il y a le bruissement des corps en mélange prisonnier du sol au plafond, du mur au mur. On se goutte, on se respire, on se voit, on s’effleure, on se donne, comme si cela pouvait être la dernière fois.
A la lueur des bougies qui vacillent une dernière fois, anémiques d’avoir accompagnées de leurs éclats cet instant, je place un voile discret sur la tourmente qui m’a fait vaciller.
Je souris encore quand Evéa est venue par surprise vous bander les yeux, pour vous faire traverser le couloir menant du salon à notre chambre maritale!
Si vous avez été surpris, moi aussi. Mais j’aime toujours ça, …. quand elle me surprend.

Vous savez combien nous apprécions Laurent Benaîm. , nous en avons parlé la ou la, pour ce que sont ses oeuvres sur grands formats.
Quelque chose qui transcende la séxualité, qui va au dela, qui donne plus qu’une image. Un passage presque obligatoire tant son univers fuit l’iconographie érotique établie, la beauté simplement plastique. Il est dans la sexualité parfois choquante, parfois bouleversante mais sans la volonté de « faire » il capte des univers, il est dans l’expression de ce que peut être la vie …
Il participe a l’exposition des ateliers d’artistes de Montreuil, Ou il exposera ses images récentes. Vernissage, le vendredi 16 octobre 2009 de 19h à 23h au 154, rue Etienne-Marcel, à Montreuil, métro Robespierre (ligne 9). Expo durant les 17 et 18 octobre 2009.
Guest star : le photographe Bill Tong partage l’espace L Benaïm pour montrer ses propres travaux.
PS: Laurent merde, pour le coup si ça c’est pas de la pub j’y pige rien … :)
On s’en fout mais n’empéche un blog partiellement de cul survivant 4 ans c’est pas mal …
39 mois sur 48 possibles.
3 plateformes: Typepad, ensuite autonome avec Dotclear puis Wordpress.
484 + 1 articles, un tout les 3,02 jours. [~ 20 perdues par les migrations entre plateforme]
4993 commentaires, 10,31 par article. [~ 200 perdues par les migrations entre plateforme]
250 visites par jour en moyenne d’après les stats.
6 rencontres blogs*, 1,5 par an.
Finalement ce blog a 4 ans. Il a en réalité commencé sur typepad le 1/10/2005, avant de migrer définitivement sur un serveur autonome et surtout libre de toute plateforme dédié aux blogs.
Les stats ne sont pas éblouissantes, mais comme nous ne cherchons pas un référencement important, et que nous n’appartenons pas aux communautés le résultat est plus que satisfaisant.
Je remercie le seul burpeur Français, a l’orthographe plus qu’orthodoxe mais aux désirs qui sont nettement plus hérésiarques que la norme, qui m’a aidé a traduire le thème: CUI bien sur !
bizou a toi.
* Rencontres ne signifiant pas partie de jambes en l’air … même si euhhh … non mais bon.
** Et puis nan il ne sert pas a ça pfffffff
Vous pensiez a quoi ?
Il n’y aura pas d’images qui transcriront nos émois d’une nuit.
Pourtant ici ou la,
Les marques que vous nous avez laissé.
Du bout,
de vos doigts,
de vos mains,
de vos paumes,
de vos corps,
de vos bouches,
Naissent des frémissements résurgents.
Il n’y aura pas d’images qui diront les affolements d’une pleine lune d’automne.
Le miroir gardera le secret,
de ces douces tentations.


Profession de foi