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Les photographies du shibari d’Evéa par Chloé & Phil de bondage-addiction

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Je connaissais le travail de cet artiste (Laurent Benaïm) par l’intermédiaire de nos amis libertins, qui nous avaient lors d’une soirée raconté le déroulement de leur séance photo…. Il est vrai que l’ambiance de ces toiles est plutôt hot, mais transpire de ces dernières un réel talent, une sincère recherche ; mais j’avoue que certaines, à l’époque, m’avaient choqué.
Une petite appréhension quant à ce vernissage, moins que pour l’ambiance SM, j’avais encore en tête un souvenir mémorable de notre première soirée dans le genre….
Quelle ne fût pas ma surprise, en découvrant exposés les tableaux en grandeur nature, sur ces murs blancs, attachés sur des filins. Une beauté !! Rien à voir avec les photos étriquées du net, ce fût un régal pour les yeux, l’impression de découvrir un autre artiste, un autre univers. J’ai commencé à me sentir très bien…accueil de nos hôtes y était aussi pour beaucoup.
Une fois de plus les femmes étaient plus belles les unes que les autres, en corset, décolletés vertigineux, cuissardes, collier métal, robe écolière à froufrou: (petit clin d’œil à Mme C) un vrai délice !!
Un peu plus tard justement Mme C entre en scène, le grand maître Shibari lui fait signe de s’approcher et d’enlever son « kimono » (ce n’est pas le terme exacte).
Il commence son shibari, la lumière c’est faite plus douce et tamisée, et la musique mystique plus forte.
C’est fascinant l’abandon total, la sérénité qui transpire à partir de ce moment. La plénitude se lit sur son visage, elle est belle, me sentant hypnotisée par la scène je regarde, je regarde.
Il la suspend au portique, la pétrie des ses mains. Je percois sa force ,sa générosité immense qui emane de lui.
Le temps s’est arrêté pour moi, la confiance grandit, le déclic se fait….
Cela se termine, il embrasse sa soumise, sa femme, de fougueux baisers.
Le grand maître me regarde, je regarde mon X, je l’interroge, il a compris tout de suite, me fait signe, va ma belle, va !
Comme une envie, comme un défi, je m’approche du portique métallique, le grand maître me demande de me mettre nue, je m’exécute, fière, car j’aurais été la seule dans cette tenue d’Eve.
Une corde neuve rien que pour moi, cela gratte un peu, il commence par les épaules, mon coeur bat, je ne peux plus reculer.
Je cherche des yeux mon X, une petite appréhension tout de même, je vais me faire attacher, moi la rebelle qui crie haut et fort que je ne suis pas soumise. Ces mains sont chaudes, assurées, la sensation d’être immobile est agréable, se livrer, il n’y a que cela à faire, prendre plaisir, découvrir…
Il commence par m’attacher avec les mains croisés derrrière le dos. Mes seins sont ensuite entravés, il fait glisser ensuite la corde entre mes cuisses, entre mes lèvres.
C’est surprenant, un peut gênant, ce corps étranger, mais je suis docile, un moment inconnu, rare, je suis entre les mains de plus talentueux de maître shibari, alors c’est un chance, il arrêta tout aux moindre de mes signes.
Il l’a senti, un peu raide, je ne me livre pas totalement. Il sort alors l’arme absolue, libératrice, un bandeau sur les yeux, pour augmenter tous mes sens, pour dépasser mes certitudes.
Il me caresse les épaules, la nuque, doucement les seins et me dit : « baisses toi à genoux » c’est un ordre, je n’ai pas l’habitude mais paradoxalement, je me plie à sa demande sans difficulté.
Soudain une chaleur s’approche, cela brûle un peu, à peine
C’est la cire de la bougie que j’ai tant désirée lors d’une précédente soirée. Surprenant, les yeux bandés, j’imagine où elle va tomber, je laisse échapper un petit « oh ! C’est chaud », il continu quelques instants puis s’arrête.
Alors il saisit les cordes, entre mes entres jambes, les fait glisser pour me caresser, c’est curieux cette sensation, ce mélange d’excitation et d’une légère douleur je lui dit « arrête » Mes jambes me font mal, pliées depuis tout ce temps, mais je ne réclame pas, les mains toujours croisées dans le dos, ne cherche pas à être libérées.
Hors du temps, voilà où je me trouve.
Soudain, je sens son odeur, sa douceur, elle est là près de moi….
A ce moment de la soirée, je crois qu’elle m’a soufflé quelques mots, mais je ne m’en souviens plus.
Par contre ces caresses, la lame du couteau qu’elle passait délicatement pour enlever la cire, je les ressens encore…..
Je n’avais plus le bandeau et me régalais du spectacle, cire rouge, lame argentée et aiguisée, ses longs cheveux, me frôlant, un doux baiser chaud et enivrant…. Le grand maître me libéra de mes liens.
C’était la délivrance mais à la fois la fin de ce moment que je ne peux qualifier !!

Bientôt d’autres clichés

Au coin …

PS: cette image avait été deja posté mais en tout petit. J avais envie de la retrouve
Avec des chaines ou des menottes cela aurait rendu davantage. On la refait ?

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Lorsque je fouille mon univers pervers et érotique, une chose revient de façon récurrente presque mécanique : les rapports de domination/soumission. Les « échanges de pouvoir » me fascinent au plus au point. Au court de mes rêves érotiques ils sont omniprésents et m’amènent systématiquement à l’excitation. Pourtant, je me classerai volontiers dans les partenaires sexuels attentifs, caressants ou plus direct, mais en permanence à l’écoute de mes compagnes, tentant avant tout de les satisfaire.
Si il y a des jeux auxquels nous ne jouons pas avec Evéa ce sont ceux-ci. Les seuls rapports dominants avec Evéa sont quelques mots crus ou édulcorés et quelques brutalités quand nous sommes au comble de l’excitation.
« Sur la table, chienne », « mets toi a quatre pattes, de suite » bref rien de bien BDSM, je dirais volontiers du vanille, que du vanille rien que du vanille.
De plus même si nous avons quelque fois sorti du placard quelques accessoires, bien tendre, des menottes par exemple, elles ne m’ont jamais réellement porté a un quelconque état d’excitation, et au mieux elles nous ont fait rire.
Paradoxalement, nos rapports sexuels sont à l’opposé de mon monde onirique. Je vis une sorte de dualité entre mon esprit et tout ce qui fait mes actes.
Dominateur en rêve et en phantasme, amant vanille dans la réalité.
J’aime l’univers BDSM, en tout cas certaines formes. Je l’aime visuellement avant tout. Mais je ne franchi jamais le Rubicon.
Je me sent complètement incapable de devenir un tant soi peu « maître » et pourtant soumettre Evéa me plait dans l’idée. Voila le dilemme !
Est-ce que j’aimerai soumettre Evéa ?
Oui !
Le ferais-je ?
Probablement pas.
Finalement peut-être que seul la cérébralité de l’acte de domination m’intéresse ….
Et vous ? ou en etes vous dans ces rapport D/S ?

Quelques liens en rapport:
Les échanges de pouvoirs érotiques
Janus
Cette interressant article de Janus: Domination et sexualité masculine
Domination et sexualité masculine

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