Je fouillais consciencieusement le bordel de mon bureau en quête d’une vieille facture, quand je suis tombé sur le premier godemiché qui est entré dans notre habitation. Un truc pas génial du tout, que nous n’avons jamais utilisé ou si peu. Un machin fort réaliste mais il me semble que la tessiture n ’en était pas formidable, d’où l’abandon de l’outil.
Je l’avais acheté dans un magasin glauque de la région, et je me souviens encore qu’il y avait peu de sex-shop a ce moment la. Peu et surtout abominable.
Ce qui m’interpelle le plus dans cette découverte fortuite ce n’est pas l’objet, c’est davantage la sensation reçu quand je l’avais acheté. Il y avait une forme de transgression a entrer dans ces boutiques que beaucoup considéraient comme des lieux de perdition. Cette sensation étrange quand j’ai poussé la porte d’entrée découvrant un univers sinon mystérieux du moins pervers. Je franchissais, et la dessus mes souvenirs sont clairs, le palier sans candeur mais avec une forme de honte.
La transgression de me rendre dans un endroit dévoué au sexe était une nouvelle sensation, sans sensualité mais avec ce pouvoir inédit de l’interdit.
Aujourd’hui ce pouvoir a largement disparu puisque le sex-toy est partout, et il ne m’étonnerait pas d’en trouver un jour chez un grand distributeur d’alimentaire. Ce point de départ ne me fait surtout pas dire qu’avant c’était mieux, ou moins bien c’est radicalement différent. Dans notre région les endroits dévoués au sexe et a ses parures sont légions, lumineux, presque innocents et plus personne ne voit ce qu’il y a de mal a se procurer des objets licencieux puisque les boutiques s’affichent et même revendiquent leurs états de normalités. Les rencontres entre copines « tupper-sex » se développent, les sites internet de ventes sont d’un nombre ahurissant, les analyses et autres comparatifs sont tout aussi nombreux depuis plusieurs années.
Rien a dire !
Tant mieux.
Pourtant et on peut légitimement se poser la question, si ces objets n’ont pas perdu définitivement une part de leurs attraits licencieux. Sans revenir aux questions de sexe dans notre société, il me semble qu’en mercantilisant a outrance la pratique sexuelle, on en ôte une part non négligeable:
La luxure, la transgression, la violation de l’interdit qui ont des liens très fort avec l’érotisme.
A défaut peut-on parler d’un vagin-mécanique en nécessité de jouir, une queue-balistique en bandaison permanente.
La technicité, la codification du sexe par l’iconographie et le discours, qui dans une certaine mesure sont « vendus » comme des moyens d’émancipation ne sont-ils pas a contrario son aliénation ?
le sexe sans conscience n’est que ruine de l’âme. (C’est de qui déjà ? Ah c’est pas ça ?)
Philippe Bouvard :
Dans une société permissive, ne pas savoir à qui désobéir est le plus affreux des maux.

Il s’agit du « percuteur » de Hohle Fels. Soit disant le plus vieux olisbos qui daterait de 28 000 ans. Néanmoins et malgré la qualité supérieure de l’objet et du travail réalisé dessus, la thèse est difficilement démontrable. Je vous laisse juge de son utilité: percuteur ou olisbos ? Quelque soit la réponse, dés que l’Homme a franchi la barrière de la sexualité reproductive pour une autre sexualité je ne doute pas qu’il a du inventer ce type d’objet. Quand ?
Temps: Mon romantisme inné me pousse a être contemplatif. Automne quand tu nous tiens.
Humeur: Alangui et sans vague.
Amour:Parlez moi d’amour.
Sex: Safe. Sex: Envie d’un voyage parisien.





Profession de foi