A 15 ans je jouissais sur moi chichement,
A 20 ans je jouissais avec elles espièglement,
A 30 ans je jouissais en toi performant,
A 40 ans je joui sur toi pleinement.
PS: Les rêveries ne sont pas celles d’un hardeur je crois.
A 15 ans je jouissais sur moi chichement,
A 20 ans je jouissais avec elles espièglement,
A 30 ans je jouissais en toi performant,
A 40 ans je joui sur toi pleinement.
PS: Les rêveries ne sont pas celles d’un hardeur je crois.
Ah madame, vous dire vous. J’aimerais ainsi vous traiter en inconnue, découverte a l’orée d’une vie nouvelle. Il me semble que le « vous » me serait alors délicieux a dire. Le temps d’une facétie avec un « vous » ne plus avoir a vous nommer comme une proche, mais comme une approche. Oublier le « tu » et passer de lui au vous, du proche au lointain, de l’habituel a l’extravagant. J’aurais avec ce cinquième pronom personnel, de l’impersonnel a vous susurrer.
Oh oui madame, d’un souffle nous passerions en contre sens de ce que chaque jour nous balisons. Le je ne serais plus moi, mais un autre pas si différent mais en fracture, en errance devant ce qui n’est pas acquis. Imaginez donc, le temps d’une soirée vous prendre dans les filets de l’inconnu que je serais devenu.
N’aurions nous pas alors des découvertes que nous n’oserions pas exprimer dans ce tu insipide et si commun ? Je ne peux, madame, que vous dire ici combien déroutant je serais, combien je me ferais différent. Vous connaissant, je serais a même d’un vous, réécrire un passage de notre livre de vie, Une page autre, une page italique.
Ah madame, je sais cela vain, mais vous le savez qu’il me faut rêver pour vibrer, imaginer pour aimer.
Allons, allons, laissez moi le temps de cette lettre vous écrire en vous.
En ce matin, fait de chaleur en devenir, je pense a toi. Une sorte de douce torpeur m ’envahit. Elle n’est plus une torpeur qui inonde et apaise mais qui irradie un désir en sourdine. Mes caresses te couvrent dans mon esprit habité de cette onde nouvelle et renaissante.
Je vois nos mains, nos sexes se visiter. Le monde s’éveille et bruisse de leurs activités sans même imaginer le renouveau que je pressens après le déluge.
Je pense a nos amants et amantes, a nos visites impromptus dans le stupre des désirs assouvis …
J’ai faim de tes reins, soif de tes seins, goût de ton cul.
L’ivresse me guette, la satiété me piste.
Je m’éveille.
Attendre, attendre pour jouir. J’aime imaginer avant de bander. Penser a l’instant ou ma queue investira son ventre ou sa bouche, ou sa main me saisira pour me forcer a rendre les armes. Oui j’aime lorsque ces instants s’égrènent dans mon esprit. Je m’y place en retrait pour gouter le plaisir de l’envie. Cette attente, elle me nourrit. Elle comble et exacerbe davantage le lien compulsif de mon sexe et du sien.
Tout est bon pour me placer en cet état de satisfaction : celui de savoir qu’après et seulement après nous baiserons, même si peut-être nous ne ferons que l’amour. Ce mettre en pause de l’acte, pour le dévorer par le sous-entendu. Du voilé et allusif a l’implicite quand les corps se goutent.
Il me suffit de peu pour me remplir de cette ivresse la. Une de ses tenues faîtes de promesses, une paire de talon comme un engagement, un sexe qu’elle m’avouera nue, un presque rien qui me comblera de la certitude des envies communes. Ivresse qui est comme un préliminaire sensuel interdit de chair. Un rien comme un annonciateur d’un presque tout.
MAJ de l’image qui m’agite …
Diner sans serment, ils n’en sont plus la.
Elle lui dit que son cul est nu, il lui dit comme son cul danse.
Elle lui dit les envies de son sexe, il lui dit qu’il bande.
Lumière vacillante, musique douce errante
Elle lui dit sans fard, il lui dit en mots crus.
Ils se disent en saillie, ils se baisent en prunelles.
Ils sont partis.
Marche arrière, voyage d’appétits nouveaux.
Ils ont échangé leurs temps, Ils digressent en l’instant.
Ils sont libres, en parenthèse suspendus a leurs soifs.
Première, partir sans discours, s’atteindre par la peau.
Il passe sa main velours, entre ses cuisses ouverte.
Elle glisse sur son fauteuil et libère sa queue raide.
Ils roulent.
Seconde, troisième, urgence de la convoitise
Elle lui dit « arrêtes toi », Il ne veut pas.
Elle prend en bouche sa queue, il lui donne sa main.
Quatrième, cinquième, désirs dissolus en crus.
Il aventure ses doigts, elle frissonne et s’alanguie
Elle l’engloutie, il palpite de sa bouche corolle.
Ils arrivent.
Course, quatre à quatre, l’escalier pour un deux a deux.
Il tremble d’ouvrir la porte, elle frémit de son ventre.
Il ouvre, ils entrent, antre, s’emplissent déjà.
Bousculade âpre, algarade de mains, prendre place.
Ils s’explorent de bouches, se battent de langues
Il extrait ses seins, elle la prend sans attendre.
Ils se veulent
Un serment, intempérance du verre glacée
Il la couche sur la table, elle écarte les jambes,
Il se colle a son cul, tient sa nuque, Elle le guide.
Enfin.
Te souviens tu mon X de ces quelques mots …..
Transportée par un tourbillon de lumière
M’irradiant au plus profond de ma chair
Je glisse sans retenue sur l’azur cotonneux
Qui fait naître sur mes lèvres un sourire radieux
Ses soleils sont à chaque fois plus éblouissants
Et me délecte de leurs effets ensorcelants
Je me languis de son étreinte voluptueuse
De sa façon de me dévisager si malicieuse
Impatiente de goûter à ses lèvres savoureuses
De voir sur mon corps ses mains prometteuses
Retrouver sur ma peau son empreinte parfumée
Ses soupirs et ses mots doux susurrés
Mon bel amant m’a séduite par une nuit d’été
Dévoilant un peu de son buste plein de sensualité
A l’instant où sur mes cuisses ses mains se sont posées
Où sous la pluie avec précaution il m’a enlevée
Alors pour quelques heures je me suis évaporée
Dans ma lune étoilée si longtemps désertée
Il a insufflé en moi cette plénitude oubliée
L’indicible plaisir de caresser son corps parfait
Il me tarde de revoir celui pour qui j’ai frémis
Et qui à dangereusement envahit mon esprit
N. pour N tendrement
Rien ne me fait perdre davantage mes moyens que de me voir prendre Evéa.
Non rien.
J’y perds toute ma lucide concentration : Plus le mouvement est lent, plus je perçois son ventre pris de mes yeux et plus mes pensés deviennent incontrôlables. Le plus inquiétant c’est que j’aime voir mon sexe glisser entre ses reins, d’ailleurs ce n’est pas aimé c’est adorer.
Non rien, ne me rend si dure.
Je vais prendre RDV au psy.
Après une soirée très conformiste, je cause a mon frigo.

Vivre en couple, sans laisser le temps répandre son fiel, et reprendre nos envies. Quinze ans et maintenant ce miroir qui me renvoit mes rides, mes poches et mes excès. L’intransigeant, il faudra que je pense a l’antiride.
C’est l’heure.
Peut-être oui mais il ne m’a pas attrapé et je cours vite, la queue dure quand tu passes devant mon nez avec tes robes courtes.
Profession de foi